Sommaire du journal N°189 - Juillet/Août 2024

Chers lecteurs,

Certains journaliste semblent ignorer que le bassin Marennes-Oléron est le premier bassin ostréicole européen et que ses huîtres bénéficient de l’indication géographique protégée (IPG). Résultat : ils les ont confondues avec celles impropres à la consommation provenant notamment du bassin d’Arcachon et l’ont fait croire au public. Conséquence désastreuse pour les ostréiculteurs de Marennes-Oléron qui ont enregistré une perte de chiffre d’affaires de 30 à 40 % pendant les fêtes de fin d’année, plus grosse période de commercialisation Autre inquiétude pour les ostréiculteurs : le passage en claires dont ils craignent que les températures élevées de cet été entraînent la mortalité des huîtres. Ils ont donc décidé d’éviter le problème en proposant une huître indemne d’une pollution éventuelle des claires qu’ils ont baptisée de façon rigolote la « baigneuse » (voir pages 6 et 7) qui sera proposée tout au long de l’été.

Si nous vous proposons notre journal sur internet, rédigé et monté par nos journalistes Laetitia Langeix et Luc-Olivier Dufour, c’est parce qu’il ne sera pas imprimé ni donc diffusé dans les kiosques de l’île, vendeurs habituels et fidèles de notre journal. Nous sommes, en effet, en proie à de graves difficultés financières. Pendant 31 années de présence sur l’île, nous avions pris le parti des résidents secondaires, trop souvent ignorés. Cette préférence n’a toutefois jamais gravement altéré les relations courtoises que nous avons entretenues avec les élus malgré des décisions parfois contestables et contestées.

Le problème de notre petit groupe de presse indépendant est qu’il n’est pas adossé à un groupe financier puissant comme le sont aujourd’hui les journaux et magazines nationaux, devenus propriétés de milliardaires, ou même les neuf quotidiens régionaux du Centre-Est achetés par une banque – le Crédit Mutuel – qui a, l’an dernier, recapitalisé son groupe de presse de 500 millions d’euros dont 300 millions destinés à éponger les déficits de ses journaux. Dans notre région, Sud Ouest a du mal à survivre et effectue régulièrement des coupes sévères dans ses effectifs. Quant aux hebdomaires régionaux, il survivent grâce aux annonces légales (plus de 35 % de leurs chiffes d’affaires) qui nous sont interdites.

Ainsi va la disparition d’une presse écrite indépendante dont on peut espérer, en ce qui nous concerne, sans trop y croire, qu’elle puisse être reprise par un organisme, une société ou un particulier indépendants.

En souhaitant, en tout état de cause, longue vie à l’île d’Oléron..

Claude Fouchier

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