Saint-Georges-d'Oléron - N°99 - Juillet/Août 2009
Nouveau prix pour la bière des Naufrageurs
Déja
primée en 2000 et 2006, la bière des Naufrageurs a
reçu la plus haute des distinctions lors du concours
national de bière. Une vingtaine de bières,
parfumées ou non, sont brassées à la ferme des
Landes.
«J’étais un peu enseignant. Je savais
que c’était provisoire.» En souriant, Jean-Luc
Métayer, brasseur de son état, s’excuserait
presque de ce qu’il qualifie d’«erreur de
parcours». Finalement, son diplôme en agroalimentaire
lui sera bien utile lorsqu’au début des années
90 il visite, en Charente, la plus petite brasserie de France.
«Il s’agissait d’une visite de curiosité.
Je n’imaginais même pas que l’on pouvait faire
des bières à cette dimension.» La visite de
cette brasserie artisanale a été le déclic.
Installé depuis plusieurs année dans la ferme
familiale, la ferme des Landes, située entre les villages de
Saint-Gilles et de Cheray, il décide alors de devenir
brasseur. «J’exploitais la ferme et je vendais mes
céréales à une coopérative. Autant dire
que ce n’était pas du tout motivant. J’ai
décidé de garder les céréales pour moi
et de les utiliser pour la bière. Aujourd’hui, je
maîtrise une grande partie des matières
premières. Je cultive 60% des céréales
nécessaires à ma production.» Cette
dernière, loin d’être anecdotique, atteint 650
hectolitres par an, soit environ 200 000 bouteilles. «Cela
fait beaucoup de bière à brasser», ironise
Jean-Luc Metayer qui n'utilise cependant plus de fourquet –
la pelle en bois servant à brasser la bière –
pour mener à bien cette première étape de la
fabrication. Un brasseur automatique a pris le relais dans un des
bâtiments de la ferme, qui «aurait été
une maison de retraite d’un monastère». Si le
fourquet n’est plus visible dans ce qui fut,
également, un temps un chai viticole, ce symbole
s’inscrit en lettre d’or sur le diplôme que
Jean-Luc a reçu en février, lors du concours
national de bière. «Le seul concours français
de bière qui a lieu tous les ans en Meurthe-et-Moselle.
J’ai décroché le fourquet d’or, la plus
haute des distinctions.» Le tout est annoncé sans
triomphalisme aucun, il faut dire que c’est la
troisième fois (2000, 2006 et donc 2009) qu’un tel
honneur est décerné à la bière des
Naufrageurs. «Ce concours rassemble les professionnels et les
amateurs. Cette année, près de 250
échantillons étaient présentés. Chaque
concurrent doit proposer trois bières, deux de types
différents et une troisième imposée. Cette
année, ma bière blonde spéciale a
été primée.» Elle fait partie des
quelque 20 spécialités présentées par
le brasseur oléronais dans sa petite boutique attenante
à sa cave.
Natures ou parfumées... mais corsées
«Je propose sept bières nature et les autres sont parfumées uniquement et j’insiste là-dessus avec des arômes naturels. Beaucoup pensent que la bière parfumée c’est du folklore or lors de sa création, il y a près de 6 000 ans, on utilisait des plantes aromatiques, de l’absinthe ou de la gentiane. En fait, on utilisait un peu tout ce que l’on avait sous la main.» Et justement la dernière née des bières du Naufrageurs est parfumée à la cerise. «Cela faisait longtemps que j’essayais mais je n’étais jamais satisfait du résultat. Je travaille également actuellement sur une bière noire au poivre noir. Elle est faite mais il n'y en aura que très peu. Je trouve qu’au niveau du goût c’est intéressant mais je m'aperçois que le public n'est pas très demandeur. Les personnes osent peu les bières parfumées alors que j’estime que l’on peut tout boire sur de la bière.» N’en déplaise aux puristes, Jean-Luc Métayer conseille, en effet, sa bière spéciale poissons avec des huîtres et autres fruits de mer. Même chose pour sa blanche à la fleur de sel qu’il déguste avec des moules.
Aujourd’hui, uniquement épaulé par un stagiaire, il espère que cette nouvelle distinction va lui apporter une crédibilité auprès des restaurateurs locaux. «Je suis servi chez certains d’entre eux mais il y a encore beaucoup de travail pour faire évoluer les habitudes. L’inertie est un peu longue à faire bouger pour faire adopter la bière à la place du vin.»
Un constat admis par Luc Zindel, le chef de l’Assiette du capitaine à La Cotinière, qui propose la bière des Naufrageurs. «Il est vrai que j’ai encore du mal à conseiller la bière sur une grosse viande comme du bœuf ou une belle pièce de porc roti, mais la rousse est idéale sur des volailles. La noire, je la bois plus sur un poisson, une lotte en sauce, par exemple. La blanche va évidemment sur les moules alors que les blondes fortes accompagnent parfaitement les poissons. Il faut d’ailleurs essayer la blonde à la fleur de sel. Les parfumées, c’est simplement pour la dégustation.»

Natures ou parfumées... mais corsées
«Je propose sept bières nature et les autres sont parfumées uniquement et j’insiste là-dessus avec des arômes naturels. Beaucoup pensent que la bière parfumée c’est du folklore or lors de sa création, il y a près de 6 000 ans, on utilisait des plantes aromatiques, de l’absinthe ou de la gentiane. En fait, on utilisait un peu tout ce que l’on avait sous la main.» Et justement la dernière née des bières du Naufrageurs est parfumée à la cerise. «Cela faisait longtemps que j’essayais mais je n’étais jamais satisfait du résultat. Je travaille également actuellement sur une bière noire au poivre noir. Elle est faite mais il n'y en aura que très peu. Je trouve qu’au niveau du goût c’est intéressant mais je m'aperçois que le public n'est pas très demandeur. Les personnes osent peu les bières parfumées alors que j’estime que l’on peut tout boire sur de la bière.» N’en déplaise aux puristes, Jean-Luc Métayer conseille, en effet, sa bière spéciale poissons avec des huîtres et autres fruits de mer. Même chose pour sa blanche à la fleur de sel qu’il déguste avec des moules.
Aujourd’hui, uniquement épaulé par un stagiaire, il espère que cette nouvelle distinction va lui apporter une crédibilité auprès des restaurateurs locaux. «Je suis servi chez certains d’entre eux mais il y a encore beaucoup de travail pour faire évoluer les habitudes. L’inertie est un peu longue à faire bouger pour faire adopter la bière à la place du vin.»
Un constat admis par Luc Zindel, le chef de l’Assiette du capitaine à La Cotinière, qui propose la bière des Naufrageurs. «Il est vrai que j’ai encore du mal à conseiller la bière sur une grosse viande comme du bœuf ou une belle pièce de porc roti, mais la rousse est idéale sur des volailles. La noire, je la bois plus sur un poisson, une lotte en sauce, par exemple. La blanche va évidemment sur les moules alors que les blondes fortes accompagnent parfaitement les poissons. Il faut d’ailleurs essayer la blonde à la fleur de sel. Les parfumées, c’est simplement pour la dégustation.»
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Commentaires
Courrier des lecteurs
Nous avons reçu un e-mail d’une lectrice s’inquiétant de l’installation d’une antenne 4G par la société Orange sur le secteur de la Biroire. Les résidents, inquiets, ont d’ailleurs fait circuler une pétition.
bonjour je trouve domage de ne pas faire de cette excelente biere en grande surface car je suis un amateur de bonne biere et la votre sort tout ces parfums et votre savoir faire en + de votre superbe ile que je connait depuit mon enfance merci pour le plaisir que vous me procuré