Sommaire du journal N°141 - Juillet/Août 2016

Chers lecteurs,

Disons-le tout net : la consultation des Oléronais décidée par le Département de la Charente-Maritime est une pantalonnade.

D’une part parce que la consultation ne concerne que les résidents permanents inscrits sur les listes électorales en excluant les résidents secondaires, pourtant plus nombreux et payant les mêmes impôts locaux, qui sont ainsi officiellement considérés comme des citoyens de seconde zone.

D’autre part parce que les élus départementaux font fi, paradoxalement, de la démocratie représentative puisque les élus de la communauté de communes de l’île d’Oléron ont déjà majoritairement voté en faveur de l’écotaxe.

Enfin parce que cette consultation ne présentant pour eux aucune obligation légale, ce ballon d’essai de démocratie participative relève tout simplement de la démagogie.

La question posée dans la consultation a été retoquée par le tribunal administratif de Poitiers qui a relevé des erreurs de droit propres à l’annuler. A la grande satisfaction des opposants à l’écotaxe qui avaient saisi le tribunal. Une satisfaction qui risque d’être de courte durée puisque le Département a choisi de revoir sa copie et a fixé une nouvelle consultation pour le 25 septembre.

Le maire de Dolus, Grégory Gendre, a dans le même temps commandé une étude – pour 5 600 euros – tendant à prouver que la majorité des sondés étaient contre l’écotaxe. Le problème est que ce sondage n’a concerné que 200 personnes et n’a donc, statistiquement, aucune signification probante.

Ce sondage a suscité l’irritation de Pascal Massicot, maire de Saint-Trojan et président de la communauté de communes, qui a fustigé l’initiative de son collègue de Dolus qui «méprise le principe de la démocratie représentative» en rappelant que les élus oléronais ont voté à 23 voix contre 11 en faveur de l’écotaxe.

 

Le marché de l’immobilier réserve de belles surprises. On l’avait cru moribond. Il renaît avec des perspectives qui rendent le sourire aux agents immobiliers comme on le lira dans ce journal. Une seule ombre au tableau et elle est de taille : le PPRN, le plan de prévention des risques naturels, qui risque de restreindre les droits à construire sur l’île.

Ce plan existe depuis 2004 mais la tempête Xynthia est passée par là et la hantise du changement climatique aussi et l’Etat, habité par le principe de précaution, a entrepris de le réviser dans le sens d’une restriction accrue des doits à construire. On lira, dans ce journal, l’enquête détaillée de Karine Vaucelle sur l’élaboration de ce PPRN. On est encore dans la phase de concertation avec les élus mais le «porter à connaissance» du document préparé par la préfecture doit déjà être pris en compte par les communes dans la délivrance des permis de construire, alors même que le règlement n’est pas encore définitif !

 

Avec la disparition de la Région Poitou-Charentes au profit de la Nouvelle-Aquitaine – un nom sujet à controverses – l’inquiétude a saisi, et continue de saisir, nombre d’institutions redoutant l’hégémonie de Bordeaux. Christophe Sueur, le maire de Saint-Pierre, qui a rencontré le président de la Région Alain Rousset, lors de la langoustinade offerte par les pêcheurs cotinards en avril sur les quais de Bordeaux, est soulagé : il a reçu l’assurance que la nouvelle Région participerait financièrment à la refonte du port de La Cotinière qui comprend notamment la création d’un troisième bassin.

Claude Fouchier

 

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