Grand-Village - N°136 - Septembre/Octobre 2015

Maison paysanne : vers un possible recours

Le permis de construire pour la future maison éco-paysanne a été accordé le 6 août dernier mais risque de faire l’objet d’un recours auprès du tribunal administratif. La SPPIO estime que le bâtiment gâche la vue.

Selon la formule consacrée, la Société de protection des paysages de l’île d’Oléron étudie le dossier et se laisse la possibilité de déposer un recours contre le permis de construire. Le permis en question est celui du musée de la coiffe qui devrait devenir la maison éco-paysanne (JdP n° 126).

A l’initiative de la communauté de communes qui veut faire de cet endroit un lieu de découverte sur le mode de vie oléronais et son architecture à travers les époques, le permis a été accordé le 6 août dernier. Fermée depuis plus de quatre ans, la maison paysanne devrait donc renaître de ses cendres mais la SPPIO ne l’entend pas ainsi. Depuis le début du dossier, l’association dénonce l’implantation choisie pour ce nouveau bâtiment de conception relativement moderne au cœur du village, devant l’actuelle maison paysanne. «Nous estimons que cette vue est emblématique du Grand-Village, argumente Monique Vidalenc, présidente de la SPPIO. Il s’agit d’un espace vert très recherché. Cette maison des Déjhouqués, c’est tout de même le patrimoine oléronais. Et puis, nous allons sacrifier l’allée piétonne qui dessert le sud de la commune jusqu’à la mairie. Enfin, il y a le risque de saturation de la circulation, notamment en été, qui sera amplifié par la venue de cars, par exemple.» Aujourd’hui, la décision n’est pas encore totalement prise mais il y a de fortes probabilités pour que l’association dépose un recours contre ce projet. «Dès le début, nous avions prévenu le président de la communauté de communes que s’il changeait l’implantation du bâtiment, nous n’attaquerions pas. Si le bâtiment à venir avait été construit parallèlement à la maison existante, nous aurions été plus optimistes.» Un recours qui n’est donc pas une surprise pour Pascal Massicot, président de la CdC. «Madame Vidalenc m’avait prévenu que si nous maintenions le projet en l’état, elle ferait appel au tribunal administratif. Ce permis a été validé par l’ensemble des décideurs et il respecte la réglementation. Tous les feux sont au vert. Les arguments avancés par la SPPIO sont, il me semble, des interprétations très personnelles sur la notion de paysage. La SPPIO est choquée par la position du bâtiment, pas par le bâtiment en lui-même, qui semble masquer le paysage et la perspective. Moi, je ne trouve pas. Clairement je suis confiant.»

Dans le meilleur des cas, les travaux pourraient commencer dans le courant de l’année 2016. «La procédure d’appel d’offres aux entreprises va être lancée», confirme l’élu.

 

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