Saint-Denis-d'Oléron - N°143 - Novembre/Décembre 2016

Les cairns victimes de leur succès...

Apparus il y a un an le long de la côte sauvage, les empilements de galets, aussi nommés cairns, posent aujourd’hui des problèmes de sécurité.De plus, il est illégal de déplacer des galets, protection naturelle de la côte fragilisée.

Ils sont devenus, au fil des mois, une des attractions de la commune… et c’est bien là le problème ! Ainsi les cairns, ces empilements de galets, plus ou moins hauts, plus ou moins artistiques, qui ont vu le jour il y a un peu plus d’un an au lieu-dit de la Combe sur la côte sauvage, commencent à poser de sérieux problèmes aux élus, notamment de sécurité. 

«Ce land’art spontané était plutôt sympathique. Les premiers mois tout le monde a trouvé cela bien. Mais rapidement les volumes très importants que cela représente ont fini par poser problème», explique le maire. De plus, la loi interdit le prélèvement de galets et leur déplacement à terre. En effet, ce site est classé Natura 2000 et les plantes protégées peuvent être mises en péril. «Le prélèvement des pierres sur l’estran accentue l’érosion de la falaise alors même que les galets sont présents pour protéger la côte et font alors office d’enrochement naturel. Ce qui nous a également persuadé d’y mettre un terme c’est l’insécurité que cela provoque.» En effet, pour mettre sa pierre à l’édifice ou tout simplement regarder les automobilistes se garaient le long de la route puisqu’aucun parking n’est présent à proximité. «Parfois il y avait une longue file de voitures et ce n’est plus possible de voir s’agglutiner ainsi les voitures sur la route.»

Ainsi les élus ont décidé qu’après les vacances scolaires de la Toussaint, un engin viendrait remettre tout à plat. «D’ores et déjà certaines personnes ont commencé à détruire les cairns. Nous poursuivrons ce travail en repoussant également à la mer certains empilements de pierres arrivées lors de la tempête Xynthia. Parallèlement, nous allons aussi poser des panneaux pédagogiques pour expliquer notre démarche. Nous n’avons rien contre cette forme d’art mais il faut absolument respecter l’endroit et ce n’était plus le cas.»

 

 

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