Ile d'Oléron - N°167 - Novembre/Décembre 2020

Iodde a le vent en poupe

L’association Iodde (Ile d’Oléron développement durable environnement) a tenu son assemblée générale le 14 octobre. Ses actions se multiplient, les recrutements aussi et les bénévoles sont au rendez-vous.

Elle est née en 2004 et se porte à merveille. Fondée pour « transformer les paroles » en « actions concrètes » pour la protection de l’environnement, l’association Iodde (Ile d’Oléron développement durable environnement) a été labellisée CPIE Marennes-Oléron (centre permanent d’initiatives pour l’environnement) en 2011. Son champ d’actions s’élargit donc au-delà de l’île. Le 14 octobre, Iodde a tenu son assemblée générale dans la salle de la Citadelle, au Château-d’Oléron. L’occasion pour le public de constater la bonne santé de l’association, composée d’une centaine de bénévoles et de six salariés. « En 2019, le CPIE a bénéficié de 1 100 heures de temps données par des bénévoles, c’est une chance. Nous avons recruté début 2020 et deux nouvelles embauches sont prévues en novembre, un plein temps et un mi-temps », a expliqué Jean-Baptiste Bonnin, le coordinateur. Fort de cette dynamique, le CPIE multiplie les actions. Le programme de sciences participatives de ramassage de capsules d’œufs de raie CapOera bat son plein : « Sur 750 000 capsules récoltées en France, 532 070 viennent d’Oléron. Ça fonctionne très bien. Il y a même un bac à capsules installé à Saint-Georges-d’Oléron. C’est unique au monde », s’est amusé le coordinateur. 

Actions de sensibilisation 

Le grand public connaît Iodde notamment pour ses marées de sensibilisation. Réglette en main indiquant le calibre à respecter, les spécialistes se rendent sur l’estran pour échanger avec les pratiquants de pêche à pied récréative. « En 2019, nous en avons effectué 56. Plus de 1 600 pêcheurs ont été sensibilisés. Nous faisons aussi des opérations de comptage de coquillages, nous couvrons 58 % des estrans français. Et globalement, les indicateurs sont tous dans le vert. La situation est moins pire qu’il y a dix ou quinze ans », a indiqué Nathan Ropers, chargé de mission. Avec un bémol concernant les gisements de coques de Boyardville (Saint-Georges), Gatseau (Saint-Trojan) et Galon-d’Or (La Tremblade), où la « pression de pêche est relativement importante. Les effectifs sont en réduction mais le potentiel de renouvellement est important. Il faut continuer à veiller au respect des pratiques », poursuit le salarié. Des stands tenus lors d’événements organisés sur le territoire font également partie des actions de sensibilisation du CPIE, tout comme la formation des gardes du littoral, les interventions dans les campings, les balades pédagogiques, l’expérimentation d’une gestion souple du trait de côte, les animations scolaires ou encore l’accompagnement du Pays Marennes-Oléron dans la révision du SCOT (schéma de cohérence territoriale), etc. 

Résultats concrets

Le suivi des algues d’échouage et l’identification des colonies d’abeilles noires fait aussi partie de la multitude de travaux entrepris par le CPIE, comme l’a précisé Zachary Gaudin, chargé de mission. « Grâce à la démarche des aires marines éducatives lancée par l’Office français pour la biodiversité, nous encadrons les élèves du CM1-CM2 des écoles de La Brée/Saint-Denis et de la Cotinière sur des sorties terrain et des visites en classe durant tout un cycle », a souligné Thomas Hardy. C’est ainsi qu’en 2019, le CPIE a sensibilisé directement 8 790 personnes en plus des 1 407 pêcheurs à pied. Ses interventions sont également institutionnelles, en lien avec les communes et les intercommunalités. « Nous avons travaillé sur l’Agenda 21 de l’île d’Oléron et sur celui du bassin de Marennes. À Marennes, nous avons constaté de forts progrès en réduction des déchets, avec une baisse de 33 %. Nous participons également à Oléron 2035, avec les agents et les élus. La mairie de Saint-Georges nous a demandé de former des agents et l’ancienne municipalité de Dolus nous a intégré au projet d’aménagement du Sentier des naissances », cite Jean-Baptiste Bonnin entre autres exemples. Cet été, des sorties grand public ont été organisées. « Il y avait trois personnes à la première car on n’avait pas assez communiqué, et 80 à la suivante ! », sourit le coordinateur, qui rappelle que les animations sont gratuites pour le public car elles sont financées en amont par les institutions (État, Région, Europe, Département, etc.). Et de conclure sur un résultat concret d’une action récente : « Pendant le confinement, des gravelots à collier interrompu sont venus nicher sur les plages. Avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et l’ONF (Office national des forêts) nous nous sommes mobilisés pour qu’ils ne soient pas piétinés. Cette année, il y a eu un bien meilleur envol des jeunes car le double d’oiseaux ont niché par rapport aux années précédentes. Oléron est l’un des sites principaux de leur reproduction. C’est important de sauver l’espèce. »

 

CPIE Marennes-Oléron/Association Iodde

111, route du Douhet – 17480 La Brée-les-Bains

Tél. 05 46 47 61 85

Le site Internet est en cours de rénovation. 

Page Facebook : @cpiemarennesoleron

 

Photo : Les marées de sensibilisation sont l’une des actions phares de l’association Iodde. (© CPIE Marennes-Oléron)

 

 

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